Guerre et Sécurité

Uvira: FARDC et société civile unissent leurs voix pour la paix et la cohésion entre communautés

Dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et les fractures communautaires dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu, un message fort en faveur de la paix et de la cohabitation pacifique vient d’être lancé à Uvira par les autorités militaires et les acteurs de la…

Par La Rédaction

Rédaction ReelActu@reelactu
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Uvira: FARDC et société civile unissent leurs voix pour la paix et la cohésion entre communautés

Dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et les fractures communautaires dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu, un message fort en faveur de la paix et de la cohabitation pacifique vient d’être lancé à Uvira par les autorités militaires et les acteurs de la société civile.

En déplacement à Luvungi après le retrait des groupes armés présents dans la zone, le commandant de la 33ᵉ région militaire, le général de brigade Dunia Kashindi Fabien, a appelé les populations à tourner définitivement la page des divisions ethniques et des violences communautaires.

« Le grand message de ce jour est l’union de tous sans faire allusion aux communautés Fuliro, Bembe, Banyamulenge, Mubangubangu… c’est fini cette histoire », a déclaré l’officier supérieur devant la population.

Le général Dunia a insisté sur le retour de l’autorité de l’État et la nécessité de restaurer un climat de sécurité permettant aux habitants de reprendre leurs activités normales.

« Je ne veux pas entendre un seul coup de balle dans ce village. Tout celui qui ose faire ça sera arrêté. Il est temps que tout celui qui veut cultiver le fasse et que vous puissiez faire vos activités commerciales pour le développement de votre milieu », a-t-il averti.

Dans le même élan, l’armée congolaise annonce la suppression des barrières sur l’axe menant jusqu’à Uvira afin de réduire les tracasseries et de faciliter la libre circulation des personnes et des biens.

« Désormais toutes les barrières jusqu’à Uvira sont supprimées, vous devez vous sentir à l’aise dans votre pays sans tracasseries », a affirmé le commandant de la 33ᵉ région militaire.

Le message de l’armée rejoint celui porté par les acteurs de la société civile locale, qui appellent eux aussi à combattre les discours de haine et les manipulations identitaires.

Depuis la cité de Sange, le coordinateur de la Dynamique de la société civile pour le développement durable, Mapenzi Manyebwa, a exhorté toutes les communautés du territoire d’Uvira à privilégier la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

« Nous avons besoin aujourd’hui de la paix et nous devons tous travailler pour combattre ces messages de haine, combattre ces informations qui viennent pour nous diviser », a-t-il déclaré.

Dans une adresse particulièrement forte, il a cité plusieurs communautés du territoire pour rappeler que l’avenir d’Uvira dépend désormais de leur capacité à vivre ensemble.

« Que les Bavira, les Bafuliru, les Babembe, les Nyamulenge, les Bashis, les Barundi, les Bahavu et toutes les communautés dans leur diversité, nous ayons tous un esprit de cohésion sociale et que nous bannissions l’esprit de haine », a plaidé cet acteur de la société civile.

Pour lui, les divisions communautaires constituent aujourd’hui l’un des principaux obstacles à la stabilité et au développement de la région.

« Nous ne devons plus donner la place à ces politiciens en mal de positionnement qui cherchent à créer des divisions entre les différentes tribus dans le territoire d’Uvira », a-t-il martelé.

Alors que plusieurs localités du territoire d’Uvira tentent progressivement de retrouver une vie normale après des mois d’insécurité, ces appels convergents de l’armée et de la société civile apparaissent comme une volonté commune de reconstruire la confiance entre les communautés et de consolider la paix durable dans cette partie du Sud-Kivu.

DanielMichombero

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